L'aïd

Publié le par bilal

Les Bienséances de L’Aïd
 
 
 
Aperçu Historique
Allah ordonna à Abraham عليه السلمde lui sacrifier cet enfant (Ismaël), son fils unique. A son réveil Abraham عليه السلمconsulta son fils au sujet de cet ordre. Celui-ci fit preuve d’une soumission extrême en répondant : « Ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé : tu me trouveras, s'il plaît à Allah, du nombre des endurants ».
Ils se dirigèrent alors tous deux vers la plaine de Mina pour accomplir la volonté d’Allah.
Arrêtons-nous quelques minutes pour méditer. Quel père, croyant, aurait de nos jours la foi assez pure pour obéir aussi promptement à un ordre tel que celui-ci ?
C’est une preuve d’adoration incroyable, malgré tout l’amour que le Prophète Abraham pouvait porter à son fils unique Ismaël, il n’hésita pas un instant à obéir au décret divin. L’adoration d’Allah était, dans le cœur d’Abraham plus forte et plus puissante que l’amour d’un père pour son enfant.
Dans la Sourate As-Saffât, verset 107 à 111
107 - Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse.
108 - Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité:
109 - "Paix sur Abraham".
110 - Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants;
111 - car il était de Nos serviteurs croyants.
Allah racheta Ismaël par un bélier.
Elle se trouve ici la sagesse du sacrifice de l’Aïd el Ahda, elle se trouve dans ce symbole incroyable du sacrifice qu’un homme est prêt à faire pour Son Créateur. Tout musulman se doit d’aimer par-dessus tout Allah et Son Prophète. Abraham et Ismaëlعليهم السلم ont été éprouvés par ce dilemme, Abraham عليه السلمa prouvé sa foi en étant prêt à sacrifier son enfant et Ismaël عليه السلم a prouvé la sienne en étant prêt à renoncer à la vie.
Dans la Sourate At Tawbah, verset 24 : « Dis : "Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, un négoce dont vous craignez le déclin, les demeures où vous vous plaisez, vous tiennent plus à coeur que Dieu et Son Prophète et la lutte dans la voie de Dieu attendez-vous à voir Dieu exécuter ses arrêts. »
L’espace d’une seconde, posons-nous la question : Aurais-je obéis à cet ordre ? Ai-je la foi suffisamment honnête, pure et sincère pour obéir au décret d’Allah, quel qu’il soit et aussi promptement ?...
Il était question de sacrifier son propre enfant ! Aujourd’hui combien sommes-nous à négocier l’achat d’une simple bête à sacrifier, parler de boycott, d’abattage en abattoir (là où l’étourdissement des bêtes est devenu obligatoire !) en nous moquant de savoir si ils ont lieu avant ou après la prière ou encore à craindre une amende ? A quoi se résume l’Islam de nos jours ?
Il est nécessaire de méditer ce récit relatant le sacrifice d’Abraham عليه السلمpour bien comprendre que l’aïd el ahda ne se résume pas à l’immolation gratuite d’une bête pour le simple plaisir de faire couler le sang ou stocker de la viande au congélateur. Il y a bien un symbole particulier et enrichissant dans cet acte d’adoration et l’on doit absolument le méditer et l’inculquer à nos enfants et à notre entourage.
D'après Jundab ibn Sufyân رضي الله عنه, « J'étais présent aux côtés du Prophète صلى الله عليه و سلمle jour du sacrifice. Le Prophète fit la prière et, au moment de s'en aller, il remarqua qu'on avait égorgé des bêtes de sacrifice avant la fin de la prière et dit :
"Que celui qui a immolé sa bête de sacrifice avant de faire la prière ou pendant que nous faisions la prière, immole une autre bête de sacrifice. Quant à celui qui ne l'a pas encore immolée, qu'il commence à l'égorger (en prononçant) le nom d'Allah". (Sahîh Muslim)
Quelques règles se rapportant au sacrifice

C’est une Sunnah confirmée et il est détestable de la délaisser si l’on a les moyens de le faire, selon le hadith d’Anas رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه و سلمa sacrifié deux béliers à cornes de couleur grisâtre ; il les égorgea lui-même en disant : « Bismillâh Wallâhu Akbar. »

Que faut-il sacrifier ?

La bête à sacrifier doit être un chameau, une vache (ces deux-là sont à partager entre sept personnes), un mouton ou une chèvre (pour une seule personne) selon la parole d’Allah (traduction du sens des versets) : Sourate Al Hajj, verset 34 : « Pour qu’ils rappellent le nom d’Allah sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. »

La condition pour que la bête soit bonne à sacrifier est qu’elle soit exempte de défauts apparents, selon la parole du Prophète
صلى الله عليه و سلم: « Quatre (défauts) font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, la bête visiblement malade, la bête boiteuse de manière évidente et la bête maigre que l’on ne peut récupérer. » Rapporté par At-Tirmidhî.

Elle doit également avoir l’âge minimum obligatoire : cinq ans, pour le chameau ; deux ans, pour une vache ; un an pour une chèvre et six mois pour un mouton.

Le moment propice pour égorger la bête

Le moment propice débute après la prière de l’Aïd, selon le hadith du Prophète
صلى الله عليه و سلم : « Celui qui égorge avant la prière a sacrifié pour lui-même, et celui qui égorge après la prière a parfait son sacrifice et a accompli la Sunnah des musulmans. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
Il est autorisé d’égorger le jour de l’Aïd et les trois jours qui suivent selon le hadith du Prophète.

Il est Sunnah pour qui sait égorger, d’égorger sa bête soi-même en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de la part d’untel » (et il se nomme lui-même ou la personne qui lui a recommandé d’offrir ce sacrifice) car le Prophète
صلى الله عليه و سلمa égorgé un bélier en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de ma part et de la part de tous ceux de ma communauté qui n’ont pas sacrifié. » Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî

Il est recommandé à celui qui ne sait pas sacrifier de tout de même assister.


La répartition (de la viande) du sacrifice

Il est Sunnah pour la personne qui sacrifie de manger une partie de la viande de la bête sacrifiée (et la première chose dont le Prophète mangeait le jour de l’Aïd était le foie du mouton), d’en distribuer aux proches de la famille et aux voisins, et d’en faire aumône d’une partie aux pauvres.

Allah dit Sourate Al Hajj, verset 28 : « Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, les pauvres... »
Sourate Al Baqara, verset 285 :
رَبَّنَا أَفْرِغْ عَلَيْنَا صَبْرًا وَتَوَفَّنَا مُسْلِمِينَ
« O notre Seigneur, accorde-nous l’endurance et fais nous mourir entièrement soumis »
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Publié dans SOUNNAH

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